Vous constatez que vos équipes sont en concurrence et en compétition plutôt qu’en collaboration et en coopération. Peut-être même qu’il vivent des tensions, larvées, par intermittence ou même régulières.

Vous avez pu vérifier qu’il ne s’agit pas simplement de problèmes de personnalités, c’est-à-dire que vous avez pu tester plusieurs configurations en terme d’organisation humaine.

A ce stade déjà, il y a de grandes chances que vous soyez aux prises avec des problématiques de gestion des flux.

Si par ailleurs, les journées de vos salariés sont ponctuées d’aléas : urgences, pannes, ruptures, heures supplémentaires… bref, des changements permanents de priorité et de planning, alors il n’y a plus de doute. C’est un sujet pour vous !

Il y a plusieurs façons de mal gérer les flux

Il y a plusieurs façons de mal gérer les flux, les 3 flux : financiers, information et physiques.

La plus redoutable, et aussi le plus répandue, est de ne pas gérer le flux global, mais plutôt par tronçons : le commerce, l’industrie, les achats, les transports, la logistique… Et de chercher à optimiser chaque tronçon, c’est-à-dire le commerce qui a comme objectif de réaliser le maximum de chiffre d’affaires global, la production qui doit faire de la productivité et les coûts logistiques qui sont gérés par les finances.

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Autre cas, une stratégie commerciale sur des petites tailles de série, ou même de l’épicerie, alors que l’outil industriel est dimensionné pour des grandes.

Autre cas encore, les commandes régulièrement promises pour un délai que l’industrie ne peut pas réaliser.

Un dernier cas, très courant est de ne pas prendre en compte les contraintes industrielles; ou alors les contrainte commerciales.

Dans tous ces cas, c’est le système qui crée et entretient les tensions entre les équipes.C’est à ce niveau qu’est le lien entre la gestion des flux et les tensions entre les équipes.

L’art de la gestion des flux, c’est l’objet du supply chain management

L’art de la gestion des flux, c’est l’objet du supply chain management. Littéralement, le gestion de la chaîne d’approvisionnement, mais c’est bien plus que cela.

Les enjeux sont de gérer les interfaces entre les grandes fonctions, les tronçons, de gérer finement les capacités, les capabilités, les taux de rotation, les taux de rendement, les taux de service, les engagements à prendre et à ne pas prendre… et aussi le degré de tension… des flux.

Le nombre d’aléas qui jalonnent le quotidien du terrain, le nombre d’altercations entre les équipes, le montant des coûts exceptionnels sont de bons indicateurs pour mesurer la qualité de la gestion des flux. Ce sont aussi de bons points de départ pour des actions ciblées, à la fois de défrichage et de compréhension des mécanismes à l’œuvre, et donc à l’identification des actions les plus pertinentes.. selon les personnes subissent quotidiennement ces difficultés.

Vous pourriez bien sûr tenter des approches par la communication, par les compétences, par des coachings… mais vous ne seriez pas au cœur du sujet.

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