S’il est devenu beaucoup plus facile aujourd’hui d’identifier un coach professionnel, il n’est pas aussi facile de savoir et de comprendre quel type de coaching vous sera proposé.

En effet, beaucoup de coachs vous annonceront qu’ils utilisent beaucoup d’outils et qu’ils maîtrisent plusieurs cadres de référence. Ainsi, vous trouverez des coachs qui pratiquent à la fois la PNL, l’analyse transactionnelle  AT, la process comm et l’approche psychanalytique, en plus de l’approche systémique. Or, il se trouve que la plupart de ces approches sont incompatibles avec l’approche systémique.

En effet, l’AT et la process comm sont des approches normatives, comme les profils de personnalité du type MBTI par exemple. On aura tendance à vous mettre dans des cases. « Vous êtes bloqués sur votre côté parent nourricier ». « Vous êtes un promoteur en stress ».   » Vous êtes du type INFJ ». « Vous êtes un rouge »… Ces approches sont relativement utiles dans un but de développement personnel, pour mieux se connaître, mais auront tendance à vous amener à des solutions relativement standard, correspondant à votre « profil », et que vous connaissez déjà.

L’approche psychanalytique a un statut particulier de par ses préceptes. En plus du côté normatif que l’on retrouve dans les approches précédentes, cette approche présente en plus un côté pathologisant qui, la plupart du temps, n’est pas révélé, mais qui va conditionner l’opinion du coach. « Vous avez des tendances paranoïaques ». « Vous avez certaines caractéristiques du pervers narcissique »… D’autre part, cette approche tendra à chercher dans votre passé les causes des difficultés que vous rencontrez aujourd’hui.

Toutes ces approches sont incompatibles avec l’approche systémique. En effet, la systémique n’est pas normative. Il n’y a pas de bons ou de mauvais comportements, il y a ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Ensuite, la systémique considère que les difficultés (et les solutions) ne sont pas inhérentes à la personne, mais à la perception que celle-ci a de  son environnement. D’autre part, la systémique considère le point de vue du coaché comme le seul valable, et ne cherche pas à rendre la situation objective. Et enfin, la systémique va chercher des solutions là, ici et maintenant, dans la manifestation du problème telle que le coaché le perçoit.

Pour ce faire, le coach systémique va s’intéresser aux schémas répétitifs, aux émotions ressenties par le coaché, aux tentatives précédentes de solution de celui-ci, et surtout aux feedbacks obtenus lors des différentes expérimentations et observations qui vont jalonner le coaching.

En fait, le principal outil du coach systémique, c’est la perception que le coaché a de son problème; c’est ce qui va lui donner les clés pour identifier les ressources disponibles, les contraintes perçues et les vrais objectifs personnels.

Notons enfin que le coaching systémique est adapté à tous les contextes : professionnel, personnel, équipe, et même une organisation. Oui, cette approche permet d’appliquer le coaching à une organisation tout en respectant les principes fondamentaux du coaching, sans déraper vers le conseil, l ‘apport d’expertise ou l’intervention opérationnelle dans le système du client. Cette approche est aujourd’hui appliquée dans les entreprises publiques et privées, les institutions, les ONG et même les associations.

Pour la petite histoire, le coaching systémique est issu de la thérapie brève stratégique, initiée il y a 50 ans par l’Ecole de Palo Alto, et qui continue de connaître un essor croissant, même en France, Le pays de la psychanalyse, grâce notamment à ses résultats exceptionnels pour traiter les phobies, les troubles alimentaires et les troubles psychologiques comme la schyzophrénie.

Oui, cette approche est réellement puissante et se montre à chaque fois adaptée dès lors qu’il s’agit de travailler sur un système humain.

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