Si vous êtes une personne normale, sans histoire, sans difficulté particulière, et pas impliquée dans un défi hors norme, ni même dans une phase de transition délicate, alors, vous avez raison. Le coaching, ce n’est pas pour vous.

Et même, si vous étiez dans une des situations citées, et que vous aimez les solutions toutes faites et les schémas de pensée qui ont fait leur preuve, alors vous avez aussi raison. Le coaching, ce n’est pas pour vous.

Mais  c’est pour qui alors ?

Pour résumer, et pour le dire de façon très directe. Le coaching, c’est  pour les personnes dans une difficulté persistante, et qui ont déjà essayé d’autres solutions qui n’ont pas fonctionné; et aussi pour les champions, les champions d’une discipline particulière, les champions de la vie, les personnes qui sont dans une phase de défi et qui devront puiser dans toutes leurs ressources pour réussir.

Pour donner une image, c’est un peu comme le kinésithérapeute. Cela concerne les personnes ayant une souffrance grave et/ou persistante et les athlètes de haut niveau qui sont en recherche de performance et qui « tirent sur la machine ». En fait, les deux extrêmes, 5 à 15% de la population, qui peuvent être de tous horizons sans distinction de catégorie socioprofessionnelle.

Le coaching peut être pertinent pour un dirigeant, un cadre, un employé, un freelance, un chômeur, un travailleur social, un parent, un étudiant, un homme politique, un artiste, un conjoint, une famille, une équipe, une troupe de théâtre, un groupe de musique, un club de sport, une association, un sportif…

L’essentiel est qu’il y ait un enjeu relativement important, c’est-à-dire des choses importantes ou même vitales  à perdre ou à gagner; qu’il y ait une volonté de trouver ses propres solutions et qu’il y ait déjà eu une ou plusieurs tentatives de solutions.

Un enjeu important, car si vous n’avez pas grand chose à perdre ou à gagner, il y a fort à parier qu’il ne se passera rien, même avec l’aide d’un excellent coach.

Une volonté de trouver ses propres solutions, car le coach n’est pas un conseil, ni une boite à idée, ni un formateur, ni un mentor.

Et des tentatives de solution, car si vous n’avez encore rien essayé, soit ce n’est pas important et cela ne donnera rien, soit vous n’êtes pas (encore) impliqué, et la question n’est pas de savoir comment faire, mais par exemple, pourquoi je n’y vais pas, ou encore qu’est-ce que j’ai à perdre ou à gagner. Ce qui n’est pas inintéressant , mais c’est un autre sujet. C’est un sujet de coaching possible mais les objectifs seront alors assez difficiles à définir. Ce seront alors des objectifs de compréhension, de mieux être…  et pas forcément d’action ou de réalisation. On retrouve ici le terrain commun avec les thérapeutes, qui peuvent être la solution s’il y a beaucoup de souffrances.

La définition des objectifs est une étape-clé d’un coaching. Le premier travail du coach est de vous aider à vous définir un objectif ambitieux, atteignable, écologique, mesurable ou observable et surtout dépendant de vous. Ce premier travail qui est l’aboutissement d’une évaluation commune des ressources dont vous disposez, des contraintes que vous avez et des étapes et des obstacles que vous imaginez pour atteindre votre objectif. Pour ceux qui ne sont pas encore passés à l’action avant le coaching, le travail sur les bénéfices secondaires, cachés ou pas, de la situation actuelle est particulièrement utile, enrichissant et souvent déterminant.

Je disais aussi que si vous aimez les solutions toutes faites, vous allez être déçus. En effet, le coach ne fait que vous guider là où vous voulez aller, avec vos propres moyens. Son travail est de vous aider à mieux les utiliser, à les développer et si nécessaire, de vous les faire découvrir.

Une dernière chose : l’argent n’est pas un facteur discriminant. En effet, un coach digne de ce nom, mis à part ceux qui n’accompagnent que des dirigeants et des stars, saura adapter ses tarifs à vos revenus.

Alors le coaching… C’est pour vous ?

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