Avez-vous remarqué que dans toutes les disciplines sportives, il y a presque toujours des séquences d’arrêt de jeu plus ou moins planifiées?  Il y a le temps mort, la mi-temps, l’arrêt au stand, le changement de côté, l’arrêt de jeu…

Ces séquences sont l’occasion de reprendre son souffle, de reprendre de la hauteur, d’ajuster sa stratégie et si nécessaire, de trouver de nouvelles solutions. Pour rester dans l’analogie avec le sport, c’est l’occasion de refaire le plein, de changer de réglage ou de stratégie, de changer de joueurs, et même parfois de changer de pilote.

Dans le cas d’une équipe, ces arrêts sont vitaux pour l’atteinte de l’objectif collectif. C’est l’occasion pour l’entraineur ou le manager de faire et de partager un bilan de la situation, de relever les écarts persistants et surtout de permettre aux membres de l’équipe de s’exprimer sur leurs sentiments, les difficultés qu’ils rencontrent et les éventuelles solutions qu’ils envisagent.

Dans les organisations, ce type de séquence est plutôt rare. Il existe bien des réunions d’équipe, du moins dans les organisations ayant une certaine maturité, mais elles sont la plupart du temps destinées au pilotage opérationnel, à la diffusion d’information et au traitement de problèmes ponctuels. A ce niveau, l’objectif n’est pas de remettre le système en cause, de traiter un problème de fond, ni de trouver une nouvelle stratégie. En sport, cela correspondrait à un ajustement rapide avant une phase de jeu (engagement, réception, défense, coup de pied arrêté, mêlée, passage de témoin, dépassement…).

En même temps, il est tout à fait compréhensible que les séquences du type Arrêt au Stand ne soient pas si  fréquentes dans les entreprises et les organisations puisque tout d’abord, l’horizon de temps n’est pas de 90 min ou de 2 heures, mais plutôt l’année ou le trimestre; ensuite, il ne serait pas forcément très bon de se remettre en cause tous les 4 matins dans un système relativement complexe qu’est l’entreprise.

Néanmoins, il y a des moments où un temps mort ou un arrêt au stand est le bienvenu. C’est le cas par exemple lors d’une situation larvée dans une équipe ou entre plusieurs équipes; lors d’une crise liée à des relations internes, à des clients ou aux finances; et surtout lorsqu’on est dans une phase où les solutions habituelles ne fonctionnent plus, parce que l’environnement a changé, ou parce que l’organisation a atteint une taille critique par exemple.

C’est pour ce type de situation que l’intervention « Arrêt au Stand » a été mise au point et testée auprès de plusieurs organisations et équipes. Elle a pour vocation de permettre une régénération de l’équipe, une remise à plat et un partage de la situation et surtout de permettre une émergence de nouvelles solutions, de nouvelles ressources et de nouvelles approches.

Vous trouverez ici des témoignages sur cette démarche.

Vous avez apprécié cet article? Abonnez-vous!